08122007 (4).jpg

La capoeira

La naissance de la capoeira est complexe et son histoire est difficile à établir. Les colons portugais arrivèrent au Brésil au cours du 16ème siècle en amenant les africains déportés qui se retrouvaient privés de leur liberté et réduits en esclavage.

La capoeira serait née dans ce contexte historique : les esclaves, dont les mouvements dansants camouflaient la pratique de la lutte, « s’entraînaient » pour pouvoir utiliser la capoeira contre leurs maîtres. L’esclavage fut aboli en 1888 et en 1890 la capoeira fut interdite par le code pénal, sa pratique pouvant entraîner une peine de prison. Il fallut attendre un certain nombre d’années avant de percevoir un début d’évolution dans la considération accordée aux capoeiristes.

Grâce à Maître Bimba, un processus de reconnaissance se déclencha. Il créa la première académie à Salvador de Bahia et révolutionna la capoeira existante. De manière à la différencier de la capoeira d’Angola enseignée par Maître Pastinha, qui était plus proche de celle pratiquée originellement par les esclaves, il apporta à la capoeira un aspect plus technique. Il fut le premier à structurer l’enseignement en séquences d’apprentissage. Maître Bimba emmena progressivement la capoeira vers un changement de statut social, vers une légitimation et une légalisation. Cette reconnaissance a permis à la capoeira de se répandre d’abord à l’intérieur du Brésil, puis à travers le monde.

L’évolution de la capoeira est intimement liée à l’évolution du contexte socioculturel d’accueil. Elle est aujourd’hui l’instrument libérateur du peuple noir, le symbole de la lutte de l’esclave contre son maître.

 

GRUPO SENZALA

LA NAISSANCE D'UNE ECOLE PAS TOUT A FAIT COMME LES AUTRES

Créé dans les années 60, le groupe Senzala présente l’originalité d’avoir été fondé non pas par un maître, mais par un ensemble de maîtres qui, au départ, n’étaient qu’un groupe de jeunes s’entraînant à la capoeira, tirant les enseignements de diverses écoles de Rio et Salvador et qui, par la suite, allaient avoir une influence considérable sur les principaux groupes existants aujourd’hui.
C’est la raison pour laquelle le groupe Senzala présente encore des méthodologies très variées, issues de la personnalité et de la vision de chacun de ses maîtres fondateurs, laissant ainsi une liberté dans la pratique et l’enseignement et créant une hétérogénéité parmi ses membres.
Ainsi, les élèves peuvent enrichir leurs connaissances en participant aux cours et stages d’enseignants de groupes et styles différents. Les événements et les cours au sein du groupe ne sont pas réservés aux élèves de Senzala et restent ouverts à quiconque souhaite participer.
Il est important que les élèves novices aient conscience que la capoeira qu’ils pratiquent aujourd’hui dans leur académie, est le fruit d’un travail important et sur le long terme, et qu’elle est une évolution des techniques et des savoirs, fruit d’une recherche permanente qui doit continuer avec les nouvelles générations d’enseignants.
En 1966, le groupe a donné sa première représentation sous le nom de « Senzala », dont les membres avaient une corde rouge attachée à la taille. Ceci deviendra leur signe distinctif et représentera le futur grade de maître. En 1967, il gagnait à sa grande surprise, le 1er « Berimbau de Ouro » (prix d’un concours de capoeira), fait qui se répétera en 1968 et 1969, lui attribuant définitivement le trophée. Les années suivantes, le groupe a vécu son apogée.
En 1974, le groupe s’est fragmenté, chacune des cordes rouges donnant des cours dans sa propre académie. Chaque membre a développé son travail individuellement, en augmentant le nombre total d’élèves. Ce qui a pris fin, c’est la coexistence quotidienne des membres initiaux : les cordes rouges se réunissaient, suivaient une même méthodologie d’enseignement mais, par la suite, ils ont commencé à se professionnaliser comme enseignants de capoeira.
Senzala a été et continue d’être une des expériences de travail collectif les plus intéressantes pour ses membres. Des personnes d’horizons très différents dont l’unique point commun était leur passion pour la capoeira et un profond amour pour le groupe qu’ils avaient créé.
La capoeira pratiquée aujourd’hui dans Senzala est une conséquence de celle que ses membres fondateurs pratiquaient dans les années 70, qui, à son tour, donnait une continuité au travail de grands maîtres de référence comme Bimba et Pastinha.
Comme le montre bien l’histoire du groupe, Senzala tient une place très importante dans l’évolution de la capoeira de ces 50 dernières années. Etant la principale référence de l’époque à Rio, de nombreux capoeiristes aujourd’hui maîtres reconnus, s’y sont formés ou entraînés.
De 1960 à 1990, Senzala a été le point de vie central de la capoeira à Rio, participant largement à son évolution et à sa divulgation dans les diverses classes sociales et rapidement dans la plupart des pays du monde.
L’expérience du groupe Senzala est unique : elle a réuni des personnes d’origines et d’idées différentes autour de quelque chose de fort et de magique… Et le rêve continue !

 

Mestre Torneiro

Mestre Torneiro a commencé la Capoeira en 1987 à Teresopolis, dans l’état de Rio de Janeiro, avec mestre Elias du groupe Senzala.
Dans le but de devenir enseignant, il a d’abord secondé et assisté son maître pendant les cours qu’il dispensait à la faculté de médecine pour un public étudiant, ainsi qu’à la Maison de la Culture qui ouvrait ses créneaux à un public plus ouvert et diversifié.
Arrivé en France le 18 juin 1997, mestre Torneiro (encore professeur à l’époque) s’est installé à Paris où il a développé son premier noyau et ce qui allait devenir la base de son travail. En effet, en quelques années seulement, il a développé d’autres pôles d’enseignement dans les villes de Melun, Saint-Germain-en-Laye et Reims.
Ayant reçu sont grade et titre de maître en 2010, il a acquis son indépendance en créant sa propre branche au sein du groupe Senzala.
Au bout de 20 ans de travail depuis son arrivée en France, mestre Torneiro a formé à son tour des enseignants et le groupe s’est développé d’abord sur le plan national (Mantes-la-Jolie, Moissy, Melun, Toulouse, Biarritz…) pour ensuite s’étendre à l’échelle internationale : Istanbul (Turquie), Lima (Pérou) et plusieurs villes du Brésil comme Bom Sucesso, Goiânia, Imperatriz et bien entendu Teresopolis.

36436182_258500231399467_2334378170632896512_n.jpg
 

06 12 36 57 54

BIARRITZ: 4 Allée de l'Aéropostale, 64200 Biarritz
BAYONNE: MVC Polo Beyris, 64100 Bayonne
URT: AEP St Joseph, 64240 Urt

  • Facebook
  • Instagram
  • YouTube
  • Google Places

©2018 by Capoeira Senzala Biarritz. Proudly created with Wix.com